Lexique
Lexique
La gravure
Estampe
Image imprimée sur papier à par d’une matrice, cette matrice pouvant avoir été gravée en
creux (burin, pointe sèche, eau-forte, aquatinte …), en relief (xylogravure, linogravure) ou à
plat (lithographie, sérigraphie, pochoir).
Estampe originale: toute œuvre dont le support permettant l’impression a été réalisée par la
main même de l’artiste. Le nombre de tirages est limité et les épreuves sont numérotées.
Gravure (Intaglio)
Œuvre imprimée par les techniques en creux ou en relief (par opposition aux techniques de gravure à plat).
Techniques sèches ou directes: techniques de gravure dans laquelle la taille est faite sur matériau nu : pointe sèche, burin, manière noir, linogravure … –
Techniques indirectes: techniques faisant intervenir l’acide pour graver la plaque : eauforte, aquatinte, vernis mou, sucre …
1) SUR METAL (CUIVRE, ZINC)
L’EAU-FORTE
Il s’agit d’une technique très largement utilisée dans l’art de graver. Après avoir
recouvert la plaque de métal d’un vernis, l’artiste réalise son dessin à l’aide d’une
pointe, mettant ainsi à nu le métal, là où il est intervenu. Une fois ce travail terminé, la
plaque est alors soumise à l’action corrosive de l’acide qui creuse les parties gravées
(gravure en creux). Le vernis est ensuite retiré avec un solvant et la plaque encrée.
L’excès de pigment est soigneusement retiré. La plaque est recouverte d’une feuille de
papier préalablement humidifiée, puis de langes. Les rouleaux de la presse vont
appuyer fermement sur la feuille et permettre ainsi le transfert d’encre.
L’AQUATINTE
C’est une technique dérivée de l’eau-forte qui permet d’obtenir une surface composée de points. Ce procédé donne des effets de « dégradés » et de demi-tons. Le résultat s’obtient avec une poudre de résine plus ou moins fine qui est saupoudrée sur le support (plaque de cuivre) et que l’on chauffe pour la faire fondre, puis durcir et enfin adhérer fortement au métal. Il en résultera une sorte de trame par points qui résistera à l’action de l’acide. Celui-ci creusera le métal entre les points (morsure plus ou moins profonde selon l’effet que l’artiste souhaite obtenir). Cette technique est souvent mariée à l’eau-forte (un peu comme un lavis vient parfois s’unir à un dessin à l’encre).
LA POINTE SECHE
La pointe sèche est un procédé de gravure très libre qui s’apparente au dessin. L’artiste
utilise des outils très pointus (pointes sèches) qui rayent le métal de manière plus ou
moins profonde. La pointe d’acier que manie l’artiste ne creuse pas un sillon net comme
le burin, mais entame le support de manière plus irrégulière. Des barbes de métal aux
bords des traits, retiendront l’encre et donneront un aspect velouté à l’impression. La
matrice étant assez fragile (usure des tailles et des barbes), un tirage de qualité sera
peu important. Peu souvent utilisée seule, cette technique est souvent associée à l’eauforte et/ou à l’aquatinte. Son emploi facile et l’aspect naturel de son trait ont séduit les
artistes du XXème siècle.
CHINE COLLE
Terme désignant la technique consistant à maroufler préalablement un papier avant
impression pour obtenir des effets de couleur ou des matières sur le tirage.
SOUFRE
Il s’agit d’une très vieille méthode de gravure.
Pour la réaliser, nous avons besoin de deux produits: de l’huile d’olive et de la fleur de
soufre, deux produits agréables et non toxiques, faciles à se procurer.
Sur la plaque recouverte de vernis graveur au bitume, une fois le sujet transcris par
procédé classique (pointe, vernis mou, etc.), on va disperser quelques gouttes d’huile
d’olive et quelques grammes de soufre en poudre, et frotter doucement avec le doigt.
Au début, ce mélange huile + soufre est jaune et, au fur et à mesure que le cuivre est
mordu, il se ternit jusqu’à devenir brun. Cette opération doit durer assez longtemps, au
moins une vingtaine de minutes, si on veut obtenir les tons les plus foncés. Pour les
noirs, il faudra ultérieurement compléter avec une morsure traditionnelle (acide ou
perchlorure de fer).
La gravure au soufre permet de réaliser des demi-tons assez riches. Le grain se fait par
le soufre en émulsion dans l’huile.
TAILLE-DOUCE
Désignation générique de tous les procédés de gravure en creux sur métal : burin, eauforte, pointe sèche.
TECHNIQUES MIXTES
Terme désignant un mélange de plusieurs techniques sur une même gravure, et parfois
même une « cuisine » ou des inventions personnelles de l’artiste.
VERNIS MOU
Un vernis permettant de prendre des empreintes soit de matériaux (végétaux, tissus …), soit en déposant un papier sur le vernis afin d’y prendre ensuite l’empreinte d’un dessin. Ce vernis est appliqué sur une plaque de métal. Une fois l’empreinte prise, la plaque est mordue par l’acide.
2) SUR AUTRES SUPPORTS
LA LINOGRAVURE
Apparu vers 1900, la linogravure est une technique proche de la gravure sur bois.
L’artiste exécute un dessin préparatoire sur une plaque de linoléum. Il creuse les blancs
(les « réserves ») autour de sa composition (gravure en « taille d’épargne »). L’encrage
au rouleau ne touchera que les parties en relief. Les zones colorées sont homogènes.
Les outils utilisés pour la gravure sur bois conviennent parfaitement à la linogravure.
Les gouges sont les outils de base de cette technique qui présente l’avantage de la
rapidité d’exécution et de la souplesse d’utilisation. Les tirages sont souvent limités car
il s’agit d’un support tendre (le linoléum qui est un revêtement de sol, est un
agglomérat à base de poudre de liège).
LA LINOGRAVURE A FOND PERDU
Technique de linogravure consistant à imprimer en plusieurs couleurs à par.r d’une même plaque creusée successivement entre chaque impression.
GRAVURE ET PERFORATION SUR PLASTIQUE, PLASTIQUE, PVC …
Gravure directe à l’aide de différents outils sur un support plastique permettant un
tirage encré ou un gaufrage sur papier.

